Qu'est-ce que le stem mastering ?

À ce jour, peu de studios de mastering proposent le stem mastering en France. Il apporte pourtant le gros avantage de pouvoir remédier à quelques éventuelles erreurs de mixage, de façon précise et transparente, si nécessaire.

 

Cette méthode est particulièrement intéressante lorsque le mixage n’a pu être réalisé dans des conditions techniques ou acoustiques optimales, ou simplement quand on manque de recul sur ce que l'on mixe.

Lorsque le mixeur a un doute sur l'épaisseur, la largeur, la dynamique ou l'EQ d'une piste, le stem mastering permet une retouche éventuelle sans devoir altérer l'ensemble du mix.

 

Explication technique :

Traditionnellement, en vue du mastering, on exporte chaque mix sous la forme d’un fichier stéréo.

 

En vue d’un stem mastering, lorsque l'on a terminé un mix, on exporte autant de fichiers stéréos qu’il y a de sous-groupes dans la session de mixage.

 

Exemples de sous-groupes :

Kick - Reste de la batterie - Basse - Guitares acoustiques - Guitares électriques - Cordes - Voix solo - Chœurs - Cuivres - Nappes etc…
 

Ce ne sont que des exemples à ne pas suivre ! Chaque morceau est unique. Il convient donc de réfléchir à ce qui est judicieux de sous-grouper. C'est souvent une bonne idée de mettre le kick sur une piste différente du reste de la batterie. Appelez-nous, passez nous voir, un dialogue préalable est toujours bénéfique.

 

 

Impératifs techniques :
  • Bien maitriser les options d’exportation du logiciel MAO.

  • Finir son mixage comme s’il allait être exporté sous forme d’un fichier stéréo.

  • Ne rien mettre sur le bus Master de votre mix global. Surtout pas de compresseurs ni limiteurs, car ils risquent de réagir très différemment stem par stem…

  • Exporter chaque sous-groupe en démarrant au timing zéro (même si le fichier commence par deux minutes de silence par exemple).

  • Exporter un fichier stéréo "témoin" du mixage. L'ensemble des autres fichiers devra sonner de manière identique.
  • Chaque export doit contenir tous les effets s’y rapportant.

  • Ni conversion, ni dithering en sortie. Exporter au format de production. Exemple : Si vous travaillez en format Wave 24 bits 96 KHz, exportez dans ce format.

  • Une fois les fichiers importés dans la session mastering, quand on joue les morceaux avec l’ensemble des fichiers relatifs en parallèle, on doit retrouver exactement le même mixage qu’avec un fichier stéréo. Rien ne doit manquer, tout doit être équilibré, sans toucher à aucun paramètre. Faites le test chez vous avant envoi au studio.

 

Conseils techniques :
  • Ne pas vouloir à tout prix un niveau élevé sur chaque sous-groupe. Une moyenne de -20 dBfs est très suffisante.
  • Garder un maximum de dynamique est une excellente idée.
  • Au moindre doute, il vaut mieux nous appeler.