Le mastering, l'art et la science…

Dernière étape de la réalisation d'un album.

Le mastering, que l'on devrait appeler pré-mastering, consiste à égaliser les morceaux mixés, en volume, en dynamique et en timbre (EQ).

 

Le but est de rendre l'écoute d’un album homogène, d'un titre à l’autre, et sur n'importe quel système d'écoute. Cette étape peut paraitre simple, mais elle est très complexe. Elle nécessite un savoir-faire, de l’expérience, du matériel et un local d'écoute aux caractéristiques bien spécifiques, que propose un studio de mastering.

 

Mastering is not massacring !

Certains albums soignés sont massacrés par un mastering déplorable. Le mastering, commence par la philosophie du respect. Il demande une culture musicale liée à une longue expérience de l'écoute analytique permettant de détecter certaines anomalies.

 

Il nécessite des outils pointus et coûteux, sans lesquels il est difficile de faire un travail fiable et sérieux.

Utilisé avec des compétences précises, ces outils analogiques et numériques doivent être utilisés sur un système d'écoute étalonné, dans une régie équilibrée.

 

La guerre des niveaux.

L'avènement du numérique a apporté beaucoup de possibilités nouvelles. On peut aller beaucoup plus loin dans le traitement du son. Mais plus loin, c'est parfois trop loin lorsqu'il s'agit de la dynamique du son. Toute avancée technologique comporte ses excès et dangers. Le mastering ne se réduit pas à "booster" le son à l’extrême, c'est si facile. Il y a beaucoup mieux à faire !

 

Musiciens, luthiers, fabricants de matériel électronique, compositeurs, arrangeurs, tous travaillent à la préservation de la dynamique, de l'intégrité du son et des nuances de la musique. Ne pas gâcher cette belle chaîne vertueuse en compressant au-delà du raisonnable est aussi un art. Les outils n’y suffisent pas.

 

L'oreille déformée

L’oreille transmet ce qu’elle perçoit au cerveau. Le cerveau s'habitue à des sons compressés à l'extrême jusqu'à les prendre comme références. Le commun des mortels ne s'aperçoit plus qu'une telle compression n'est pas naturelle, tandis que ce phénomène choque celui dont l'oreille n'a pas subi cette déformation culturelle.

 

L’ultra-compression n'est pas gênante pour certains styles de musique. Au contraire, elle est parfois source de créativité et fait partie intégrante de certaines musiques actuelles, de la même manière qu’un luthier va chercher à créer tel ou tel type de son.

 

Mais on va parfois plus loin que nécessaire dans des styles de musique qui ne s'y prêtent pas, alors qu’il est possible de s'en tenir à des valeurs plus raisonnées. Comme pour beaucoup d'autres aspects de la vie sur la planète terre, les avancées technologiques bienfaisantes peuvent aussi parfois détruire la nature des choses.

 

Le K System

C’est la réponse que beaucoup attendaient dans l’univers de la musique où aucune norme de volume ni de dynamique n’est imposée, contrairement à l'audiovisuel.

 

Nous approuvons le "K-System" proposé par Bob Katz et soutenu par beaucoup d'autres ingénieurs du son de par le monde. Ce consensus intelligent permet de préserver une dynamique raisonnable en fonction du style musical et de la destination du produit. Notre régie est calibrée selon cette norme.